histoire du tournage sur bois

Parmi les nombreux métiers du travail du bois, le tournage sur bois est classé dans la catégorie des métiers d’art, comme la sculpture et la marqueterie. Même si une partie du tournage sur bois est industrielle, cette matière reste une activité manuelle et artisanale.

La technique du tournage consiste à mettre en rotation sur un tour un morceau de bois auquel on donnera une forme affiné grâce à des outils tenus à la main : gouges à creuser, gouges à profiler, bédanes, racloirs, tronquoirs, gouges à insert etc…

Les tours anciens étaient actionnés par une force manuelle qui combinait différentes techniques : manivelle, contrepoids, volant, perche, roue, pédale. Son origine remonte à mille an avant J.C, où les Egyptiens ont créé un tour qui fonctionnait grâce deux personnes.

Une personne mettait en rotation le bois à l’aide d’une corde et la seconde utilisait un outil pour usiner le bois. Les Romains avaient une conception semblable à celle des Egyptiens, qu’ils ont perfectionnée par l’ajout d’un arc, dont la corde permettait d’entraîner en rotation la pièce à façonner. Au temps des châteaux forts, le remplacement des mains par une pédale a permis de libérer les deux mains de l’artisan-tourneur.

Lors de la révolution industrielle le tour a été motorisé, augmentant les cadences de fabrication. Le moteur électrique a permis également d’augmenter les vitesses de rotation, améliorant ainsi notablement la qualité des pièces. Aujourd’hui le tournage sur bois industriel est réalisé par des machines à commandes numériques, permettant la répétitivité et les gains de productivité demandées par la production de pièces en quantité. Mais, il existe toujours une activité artisanale utilisant des tours traditionnels; activité privilégié également par de nombreux amateurs. La technique du tournage sur bois est présente dans d’autres parties du bassin méditerranéen (notamment chez les Etrusques).

Le tournage se développe durant le Moyen Age en Europe. Avec le développement des villes, la demande s’amplifie et le métier de tourneur s’organise. Les premiers groupes corporatistes apparaissent. Le métier de tourneur prospère au XVème siècle et le tournage prend une place prépondérante au sein des métiers d’art pendant la Renaissance française.

Au début du 19 ème siècle, le tournage est une des premières activités à se mécaniser pour produire en série pieds de chaise, écuelles, chandeliers, de la vaisselle …

Les outils de tournage sont principalement réalisés en fer, soit en acier au carbone, soit en acier rapide (HSS). Les aciers au carbone ont généralement une meilleure qualité de coupe, mais ils nécessitent un affûtage beaucoup plus fréquent que ceux réalisés en acier rapide. Sachant que la qualité de l’affûtage est primordiale dans la réalisation des pièces tournées, les aciers rapides sont les plus couramment employés. L’acier est l’autre alliage principal du fer. Il comporte lui aussi une part de carbone : de 0,02 à 2 pourcent de la masse totale du morceau d’acier. Une fois trempé, l’acier devient encore plus dur que le fer.

Le tournage sur bois vert, associé à un séchage lent permet d’éviter les déformations et l’éclatement des pièces tournées. La vaisselle à l’époque se vendait uniquement par colportage.

vieux tour à bois

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